150e anniversaire de la Confédération

150e anniversaire de la Confédération

Le 1er juillet, les Canadiens souligneront le 150e anniversaire de la Confédération. La couverture de CPAC comprendra, entre autres, la grande célébration de la Fête du Canada sur la Colline du Parlement et la visite du prince de Galles au pays. À VOIR à CPAC et à cpac.ca

Que célébrons-nous, au juste?

Voici quelques événements qui ont eu lieu au cours des mois précédant le 1er juillet 1867, lorsque l’Acte de l’Amérique du Nord britannique est entré en vigueur. C’est alors que le Dominion du Canada a été créé, unissant les quatre provinces suivantes :  le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Ontario et le Québec.

 

LA LOI DU PARLEMENT

Le 29 mars, la reine Victoria accorde la sanction royale et l’ébauche de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique devient officiellement une loi.

 

CHRONOLOGIE DEPUIS 1867

1919

Le Canada obtient une représentation distincte au sein de la délégation de l’Empire britannique à la Conférence de Paix qui se tient à Paris à l’issue de la Première Guerre mondiale. À l’instar des autres dominions britanniques, le Canada signe le Traité de Versailles et siège, plus tard, à la Société des Nations. En 1914, les Canadiens étaient automatiquement entrés en guerre sous la bannière de l’Empire britannique.

1926

Une conférence impériale donne lieu au rapport Balfour, qui définit les dominions britanniques comme étant des communautés autonomes.

1931

Le Statut de Westminster confirme l’autonomie du Canada sur le plan législatif. Toutefois, le Parlement du Royaume-Uni détient encore le pouvoir de modifier la constitution du Canada. Cependant, lors de conférences en 1927 et en 1931, les politiciens canadiens n’arrivaient pas à s’entendre sur une formule d’amendement. Toute modification de l’AANB devait encore faire l’objet d’un vote formel au Parlement britannique.

1960

Le gouvernement de John Diefenbaker adopte une Charte des droits.

1971

La conférence constitutionnelle de Victoria laisse espérer qu’Ottawa parviendra à une entente avec les provinces. Cependant, le premier ministre du Québec, Robert Bourassa, rejette le projet tel que présenté.

1978

Deux conférences de premiers ministres échouent à l’issue de réunions en 1975 et en 1976.

1981

La Cour suprême statue qu’Ottawa peut procéder au rapatriement unilatéral de la Constitution tout en reconnaissant qu’il serait illégitime pour Ottawa de le faire sans « l’accord d’un nombre substantiel de provinces ».

Une conférence constitutionnelle a lieu à Ottawa au début du mois de novembre. Le premier ministre Pierre Trudeau, appuyé par l’Ontario et le Nouveau-Brunswick, doit faire face au « Groupe de huit » premiers ministres qui s’opposent au rapatriement sans leur consentement.

Lors de ladite « réunion de cuisine », le procureur général Jean Chrétien négocie avec ses pairs de l’Ontario (Roy McMurtry) et de la Saskatchewan (Roy Romanow) une entente sur la « clause nonobstant » (ou clause dérogatoire) en échange de l’abandon, par les premiers ministres, du droit de retrait des programmes fédéraux pour recevoir un financement équivalent. Le premier ministre du Québec, René Lévesque, refuse de signer cet accord.

1982

Le 17 avril, à la Colline du Parlement, Sa Majesté la reine Élizabeth II signe la proclamation qui met en vigueur la Loi constitutionnelle. La nouvelle constitution comprenait l’AANB ainsi que plusieurs nouveaux éléments, dont une Charte des droits et libertés, une formule d’amendement, le principe de la péréquation, et un contrôle provincial accru sur les ressources naturelles.

1990

L’accord du lac Meech échoue. Les mesures proposées reconnaissaient au Québec le statut de « société distincte » et incluaient un veto constitutionnel pour les provinces. Plusieurs groupes d’autochtones s’y sont opposés parce qu’on les avait exclus des négociations.

1992

Les électeurs canadiens rejettent l’accord de Charlottetown à la suite d’un référendum national.

 

REGARDEZ D’AUTRES ÉMISSIONS

Au mois de mai dernier, la Sénat a organisé le Symposium Canada 150, dans le cadre duquel les sénateurs ont accueilli divers conférenciers de grand renom. Ces derniers ont contribué à une réflexion sur le Canada d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

En juin 2017, le Sénat a adopté un projet de loi visant à reconnaître Charlottetown comme le « berceau de la Confédération canadienne ». La sénatrice prince-édouardienne Diane Griffin, en compagnie de l’historien Edward MacDonald, a présenté le projet de loi, le 8 juin, lors d’une réunion de comité :

PHOTO : Conférence de Charlottetown/Bibliothèque et Archives Canada