Refonte électorale : référendums mondiale

Refonte électorale : référendums mondiale

NOUVELLE-ZÉLANDE
 
La Nouvelle-Zélande a pu changer son système électoral en 1993 suite à un processus référendaire en deux étapes.

C’est en 1992, après une série de gouvernements majoritaires asymétriques sous le système du SMU, que le gouvernement dirigé par le Parti national a demandé pour la première fois aux électeurs s’ils souhaitent changer le système. La proposition a obtenu près de 85 pour cent d’appuis avec un taux de participation de 55 pour cent.

Devant les quatre choix offerts lors de ce plébiscite préliminaire (RPM, VUT, VT et membres supplémentaires), 70 pour cent des électeurs en faveur du changement ont choisi la RPM.

Au terme d’un processus de consultation de 14 mois, on a tenu un deuxième référendum, à valeur contraignante, proposant la RPM comme seul substitut au SMU. Les électeurs ont choisi la RPM à 54 contre 46 pour cent avec un taux de participation de 83 pour cent.

En 2011, après deux élections sous le nouveau système, le pays a tenu un troisième référendum demandant aux citoyens s’ils souhaitaient garder le nouveau système ou envisager d’autres modes de scrutin.  Les électeurs ont décidé, à 58 contre 42 pour cent,  de garder la RPM.  Le taux de participation était de 74 pour cent.

La Nouvelle-Zélande étudie maintenant les recommandations de la commission électorale prônant de légères modifications au système de la RPM.

 
ROYAUME-UNI
 
En mai 2011, dans le cadre du pacte de la coalition réunissant le Parti conservateur et le Parti libéral démocrate, le gouvernement britannique a tenu un référendum demandant aux électeurs s’ils souhaitaient adopter un système de VA (vote alternatif) ou garder le SMU utilisé depuis plusieurs siècles.

Près de 68 pour cent des électeurs et 430 de 440 districts de vote ont rejeté le changement. Le taux de participation n’était que de 42 pour cent.

Les partisans de la réforme ont attribué ce résultat aux divisions au sein des partis conservateur et travailliste ainsi qu’à la campagne de désinformation menée par les opposants au changement.

 
IRLANDE
 
En vertu des exigences de sa Constitution, l’Irlande a tenu deux référendums sur la réforme électorale demandant aux électeurs s’ils souhaitaient abandonner le mode de scrutin de RP-VUT en faveur du  système du SMU.

En 1959, la modification proposée a été rejetée à 52 contre 48 pour cent. Le taux de participation était de 58 pour cent.

Un deuxième référendum a eu lieu en 1968 portant sur la même question. La proposition a été rejetée à 61 contre 39 pour cent avec un taux de participation de 65 pour cent. L’Irlande utilise encore aujourd’hui le système de la RP-VUT.