En 1871, la Colombie-Britannique entre dans la confédération du Dominion du Canada à la condition expresse que le gouvernement fédéral construise un chemin de fer transcontinental. Le premier Premier ministre du Canada, John A. Macdonald, a tout fait pour démarrer la construction du chemin de fer. Il craignait que sans chemins de fer, les territoires dans l’Ouest canadien seraient annexées par les États-Unis. En 1873, Macdonald quitte son poste suite à des allégations de son implication dans une affaire de pots de vin surnommé plus tard le « scandale du Canadien Pacifique ». On a découvert qu’en échange de l’obtention du contrat de construction du chemin de fer, Sir Hugh Allan avait remis une forte somme d’argent destinée à la campagne électorale de Macdonald. Ce scandale a ralenti la construction du réseau ferroviaire. Le député libéral Alexander Mackenzie est élu premier ministre. Le chemin de fer n’est pas parmi ses priorités. La Colombie-Britannique menace de se retirer de la Confédération. Sir John A. Macdonald sera réélu en 1878 mais il faudra encore trois ans avant que la construction du C.P.R. ne progresse vraiment. La construction du chemin de fer s’avère très difficile et se fait presqu’entièrement à la main. En Colombie-Britannique, le sous-traitant, Andrew Onderdonk, compte beaucoup sur la main-d’oeuvre chinoise. Les Chinois se voyaient souvent confier les tâches les plus dangereuses comme manipuler les explosifs ou travailler sur les ponts et dans les tunnels. Le réseau ferroviaire du Canadien Pacifique a été achevé le 7 novembre 1885. Le dernier crampon fut enfoncé à Craigellachie, en Colombie-Britannique, par Donald Alexander Smith. Un ingénieur des chemins de fer dit que « L’objectif de la construction de notre chemin de fer au Canada est le contraire de ce qu’il est dans tout autre pays. Ailleurs, on en construit pour permettre aux gens de sortir d’une région alors qu’ici le chemin de fer sert à faire entrer les gens dans des régions reculées pour s










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