Militante inuite et candidate au prix Nobel de la paix, Sheila Watt-Cloutier est née dans la région de Kuujjuaq, au Nunavik, dans le nord du Québec. Sheila se rappelle encore comment, avant de partir faire des études en Nouvelle-Écosse, elle se déplaçait partout en traîneau à chiens. Elle se souvient aussi de l'année où, à son retour au bercail, elle a découvert que les chiens avaient été remplacés par des motoneiges bruyants. L'action politique ne lui est pas venue naturellement, et Sheila se décrit comme une introvertie qui fait le travaille d'une extrovertie. Des enjeux lies à l'éducation ont incité Sheila à entrer dans l'arène politique et de se présenter comme candidate au poste de secrétaire exécutif pour la Société Makivik en 1992. Elle a perdu; cependant, trois ans plus tard, s'est présentée à nouveau et s'est fait élire. À cette époque-là, Sheila a constaté l'ampleur de l'effet nocif qu'avaient les substances toxiques et d'autres produits polluants sur les Inuits de l'Arctique, la situation étant tellement grave que les femmes inuit hésitent à allaiter leurs bébés au sein. Pour Sheila, ses préoccupations au sujet de la santé l'ont amenée à militer en faveur de la protection de l'environnement, puis de la culture, et, enfin, de la survie même des peuples autochtones de l'Arctique. (Il est important de noter qu'il ne reste plus que 160 000 Inuits dans le monde). En 2006, Watt-Cloutier a été mise en nomination pour le prix Nobel de la paix pour ses efforts visant à sensibiliser la communauté internationale aux effets des changements climatiques. En 2007, elle a été conjointement nominée avec Al Gore pour le prix Nobel de la paix, mais cette distinction fut attribuée à l'ancien vice-président des États-Unis. Ken Rockburn s'est entretenu avec Sheila Watt-Cloutier chez elle à Iqaluit.






































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