Lundi : Reprise du débat sur le budget

Lundi : Reprise du débat sur le budget

16 mars 2018 15h07HE


Dès la rentrée parlementaire, le débat sur la motion budgétaire reprendra lundi et il se poursuivra mardi et mercredi comme prévu.

Budget 2018

La teneur de cette motion est simple : « que la Chambre approuve la politique budgétaire générale du gouvernement ».

Évidemment, le débat se concentrera sur tous les aspects du plan financier et des énoncés de politique du gouvernement.

Quatre journées sont habituellement réservées au débat budgétaire. Au premier jour complet, le 28 février, le chef du Parti conservateur Andrew Scheer propose l’amendement traditionnel de l’opposition à la motion sur le budget :

« Je propose que la motion soit modifiée par substitution, aux mots suivant le mot « Que », de ce qui suit :

la Chambre rejette l’exposé budgétaire du gouvernement, parce qu’il trahit les Canadiens de la classe moyenne, les femmes et les exploitants d’entreprise en: augmentant les impôts de plus de 90 % des familles de la classe moyenne; annonçant de nouvelles hausses d’impôt pour les entreprises locales; prévoyant l’emprunt d’un montant additionnel de 18 milliards de dollars; compromettant l’avenir des prochaines générations faute d’équilibrer le budget d’ici 2019; dépensant tant pour accomplir si peu. »

Le leader parlementaire du NPD Guy Caron poursuit avec le sous-amendement du troisième parti, autre tradition budgétaire :

« Que l’amendement soit modifié par substitution, aux mots suivant les mots « parce qu’il », de ce qui suit :

(a) ne s’attaque pas convenablement aux paradis fiscaux et aux échappatoires fiscales qui favorisent les plus riches;

(b) n’attribue aucun fond à l’implantation immédiate d’un système d’assurance-médicaments universels;

(c) n’adresse pas immédiatement la crise du logement qui fait rage partout au Canada;

(d) ne prévoit pas les sommes nécessaires pour éliminer les avis à long terme d’ébullition de l’eau et pour mettre à niveau les systèmes d’aqueduc dans les communautés autochtones d’ici 2020. »