Réforme électorale à l’Île-du-Prince-Édouard

Réforme électorale à l’Île-du-Prince-Édouard

26 juillet 2016 11h15HE

Pendant que les politiciens fédéraux et les Canadiens examinent la réforme électorale visant la Chambre des communes, l’Île-du-Prince-Édouard tiendra un second scrutin à ce sujet à l’échelle de la province cet automne.

Ce plébiscite non exécutoire devrait être mis aux voix vers la fin d’octobre ou au début de novembre. Il offre les cinq options suivantes aux électeurs prince-édouardiens, qui élisent 27 membres à l’Assemblée législative :

  • Système majoritaire uninominal à un tour, présentement en vigueur : Le candidat électoral ayant recueilli le plus grand nombre de voix dans une circonscription en devient le député provincial.
  • Système majoritaire uninominal à un tour plus les chefs : Il est identique au précédent. Toutefois, le chef dont le parti a remporté au moins 10 % des voix bénéficiera d’un siège. En outre, aucun chef de parti ne pourra se présenter comme candidat à une course électorale dans une circonscription.
  • Vote préférentiel, également connu sous le nom de « vote transférable » : L’électeur inscrit les candidats par ordre de préférence sur son bulletin. Le candidat ayant recueilli au moins 50 % des voix remporte la victoire.
  • Système mixte avec compensation proportionnelle (SMAC): L’électeur choisit deux députés provinciaux : un candidat dans sa région et l’autre à partir de la liste des partis à l’échelle de la province. Cette liste complétera les résultats du palier local en vue d’assurer que l’Assemblée soit représentée conformément aux suffrages exprimés.
  • Système proportionnel à deux membres: L’électeur inscrit le nom de deux députés provinciaux pour chaque district sur le même bulletin de vote. Deux candidats de chaque parti politique peuvent se présenter dans chaque district. Cependant, le parti déterminera le rang « primaire » ou « secondaire » de ces candidats. L’obtention du nombre de sièges se calculera en fonction des suffrages exprimés à l’échelle de la province. Le candidat « primaire » ayant remporté la victoire dans une circonscription se verra automatiquement attribuer un siège. Le reste des sièges sera distribué en fonction du concept s’inspirant de la représentation proportionnelle.

À titre d’information pour les mordus des débats fédéraux sur la réforme électorale : En premier lieu, les électeurs de l’Î.-P.-É. peuvent voter soit par Internet ou téléphone, soit en personne. En second lieu, l’âge électoral pour ce plébiscite a été abaissé à 16 ans.

  • Les électeurs de l’Î.-P.-É. ont rejeté, par 63,4 % des voix, le Système proportionnel à deux membres lors du référendum de 2005. Le taux de participation électorale atteignait seulement 33 %.
  • L’appui à un nouveau système électoral était plus important chez les citoyens des régions avoisinantes à Charlottetown et à Summerside que chez ceux des circonscriptions les plus éloignés de cette province.
  • Le pourcentage des voix appuyant le OUI a passé de 56,6 % dans le centre de Charlottetown à seulement 11,4 % à Tignish-Deblois, situé à la pointe nord-ouest de l’Île.

Le NPD n’a remporté aucun siège lors des élections en 2015 malgré l’obtention de 11 % des suffrages exprimés. Le Parti vert en a recueilli un malgré l’obtention de seulement 10,8 % des suffrages exprimés.

Avant les années 1990, chaque circonscription de l’Î.-P.-É. envoyait deux membres à la « Province House » (maison de l’Assemblée législative). Cette tradition remontant à 1787 a été remplacée par le concept de la « circonscription uninominale ».